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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 12:00

 

LES DIPNEUSTES RHETIEN

 

Ordre : Dipnoi (Muller, 1845)
Famille : Ceratodontidae (Gill, 1873)


CERATODUS kaupi (Agassiz, 1838)


(taille de la dent 2 cm+2 cm pour l'os)

Les Dipneustes sont des poissons munis de poumons. Dans le cas de Ceratodus il n'y en a qu'un seul.
Ce genre semble être apparu au Trias. Voici un bout d'os de la mâchoires avec une dent a plusieurs cuspides découvert dans notre région au rhétien (Trias sup).

 

 

Sur le schéma du crâne ci-dessus on peut voir l'emplacement des dents.

 

 

Famille : Pthychoceratodondiae

 

PTYCHOCERATODUS phillipsi

 

(taille de la dent 2 cm)

(taille de la dent 1,5 cm)

 


 

 


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 16:00
Les aiguillons de requins du rhetien (Trias sup)

Les aiguillons de requins sont de longues épines servant à soutenir les nageoires dorsales. Cette caractéristique n'existe plus  que  chez le groupe des Heterodontiformes (comme le requin dormeur), mais au Trias les Hybodontiformes possédaient eux aussi cette fameuse épine.

Les fossiles présentés ci-dessous proviennent de deux gisements fossilières d'âge identique. Le premier gisement (G1) et beaucoup plus riche en fossiles que le deuxième (G2). Mais la faune est sensiblement la même.  Deux genres de sélaciens (requins) et peut être un genre de batoide (raies) sont identifiés en G1 et G2 :

 Les sélaciens Romphaiodon nicolensis et Lissodus minimus et chez les batoides peut être le genre Palaeobates.

Autrefois on ajoutait un autre genre au rhetien le "Nemacanthus monilifer", décrit uniquement à partir d'épines trouvées dans ces gisements.

Comme ces épines étaient toujours trouvées  en association avec les dents de deux genres dont les épines étaient inconnues,  ("Hybodus" minor et Romphaiodon nicolensis) et que l'on sait maintenant "qu'Hybodus" minor et Romphaiodon nicolensis ne forment en fait qu'un seul genre valide : le Romphaiodon minor et le Romphaiodon nicolensis. Les scientifiques ont logiquement attribués ces épines aux genres Romphaiodon. Nemacanthus monilifer est donc devenu invalide et supprimé.

Aiguillon de type 1 : Romphaiodon nicolensis

SP 00181         extremité d'aiguillon de 7,5 cm de Romphaiodon nicolensis (gisement 1)


schema d'un aiguillon complet, en jaune le fossile
SP00181



Un autre morceau d'aiguillon de 4 cm de Romphaiodon (gisement 1)

Encore un morceau d'aiguillon de 4 cm de Romphaiodon (gisement 2)

Dent  de Romphaiodon nicolensis de 1 cm (gisement 2)

Aiguillon de type 2: Lissodus minimus ?

Actuellement aucun aiguillon de l'autre genre de sélacien le lissodus minimus n'a encore été trouvé et clairement décrit dans ces gisements.
Une découverte faite il y a quelques années dans le gisement 2 pourrait combler ce manque de fossile même s'il est très fragmentaire.

Aiguillon de type 2 : ce pourrait être du Lissodus minimus, taille 2 cm (gisement 2)

Description : La surface de l'aiguillon est parcourue par des stries longitudinales très prononcées et beaucoup moins nombreuses que chez le genre Romphaiodon. Les denticules sont de forme différentes, ils sont plus massifs et plus allongés.

Comme aucune dents de requins en dehors des genres Lissodus et Romphaiodon n'a été identifiée dans ce gisement, on peut donc raisonnablement attribuer ce fossile à Lissodus minimus.

Toutefois une dent d'un éventuel Palaeobates a été découverte dans le gisement 1, mais pas dans le gisment 2. Un doute minime subsite donc pour l'identification de ce fossile qui pourrait être aussi une épine de raie fossile.
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 00:00

 

LES AMPHIBIENS LABYRINTHODONTES du RHETIEN

 



Les amphibiens sont des animaux dont l'évolution et la classification des groupes est assez mal connue. Les Labyrinthodontes sont un groupe artificiel qui comporte un ensemble de tétrapodes appelés aussi "Stegocéphales" possédant deux caractéristiques distinctives  :



- Un crâne énorme aplati constitué d'os massifs et fortement ornés  (voir photo ci dessous)


(ce crâne de Metoposaurus diagnosticus a été découvert en Pologne a Krasiejowa)


- des dents de type  "Labyrinthodontes" (voir photo ci-dessous.)



cette dent découverte dans le rhétien Lorrain est typique des Labyrinthodontes, on distingue une structure fortement plissée et sinueuse rappelant un labyrinthe d'où le nom. Cette caractéristique est issue des poissons sarcopterygiens ancêtres de ces animaux.







Classificication :
TEMNOSPONDYLI (Zittel, 1888)
LIMNARCHIA (Yates & Warren, 2000)
STEREOSPONDYLI (Zittel, 1887)

Voici quelques ossements ornés typique de ce animaux.






MASTODONSAUROIDEA  (Lydekker, 1885)

Genre :  cf CYCLOTOSAURUS sp

fragment de mâchoire on distingue l'empreinte des dents.

TREMATOSAURIA
(Romer, 1947)

Pour l'instant il est presque impossible d'aller plus loin dans l'indentification des dents suivantes on se contentera donc de TREMATOSAUROIDEA non déterminés :
deux dents en place dans un fragment de mâchoire.
idem dent  inclus dans fragment de mâchoire.

grosse dent peut être Metoposaurus ? dans tous les cas un animal de plus de 2 m.

PLAGIOSAUROIDEA (Abel, 1919)

Les vertébres ont un centra cylindrique. Sur la face dorsale on peut observer une rainure centrale bordée par les facettes d'insertions des arcs neuraux.

 Ces vertébres peuvent appartenir à Plagiosaurus ou a Gerrothorax deux animaux aux crânes particuliers (voir représentation en cliquant sur le lien ci-dessous)

link

METOPOSAUROIDEA


Ces vertébres sont beaucoup plus plates et peuvent appatenir à Metoposaurus.


Pour l'instant la faune d'amphiens du rhetien Lorrain reste donc assez mal connue cependant les fouilles continues....et l'on arrivera bien un jour à trouver un fragment qui permette une identification plus précise.


retour à la faune du rhetien
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 14:32


LES CHONDRICHTHYENS du Rhetien

Les Chondrichthyens sont des poissons à squelettes cartilagineux apparus au Dévonien et divisés en deux groupes, les sélaciens (requins et raies) et les holocépahles (les chimères). Ils possèdent des fentes branchiales apparentes pour les sélaciens et recouvertes d'un opercules protecteur pour les chimères.

Les plus nombreux genres sont les requins, leurs dents sont nombreuses en temps que fossiles. C'est d'ailleurs une des seules parties du corps qui se fossilise bien (même si quelques fois dans des conditions exceptionnelles des requins complets ont pu être découverts.)

 Le Rhetien Lorrain comporte surtout des requins  mais il est possible que des raies soient aussi présentes.

------------------------------
EUSELACHII (Hay, 1902)
HYBODONTOIDEI (Owen, 1846)
famille : POLYACRODONTIDAE (Gluckmann, 1964)
PALAEOBATES ? sp


EUSELACHII (Hay, 1902)
NEOSELACHII (Compagno, 1977)
SQUALEA (Shirai, 1996)
ordre : SYNECHODONTIFORMES

RHOMPHAIODON nicolensis (DUFIN 1993)

Le genre
Romphaiodon est un petit requin très courant dans les sédiments du Rhétien. Il avait une dentition hétérodontes (les dents sont de formes différentes suivant la position dans la mâchoire). Cette Hétérodontidé peut se résumer par une cuspides centrale  plus ou moins droite et des cuspides latérales au nombre de 1 à 3 de chaque coté.


 
Cette dent posséde trois petites cuspides de chaque coté. La cuspide centrale est droite.
Ce devait être un dent latérale.


Cette dent posséde deux petites cuspides de chaque coté. La cuspide centrale est droite.
Ce devait être aussi une dent latérale.






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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 11:05
Les ACTINOPTERYGIENS DU RHETIEN LORRAIN

Ordre  des Saurichthyiformes
Famille des Saurichthyidae




d'autres ordres et familles de poissons existent dans ces couches, mais maleureusement, je n'en ai pas encore trouvé.
(tel les genres Colobodus, Sargodon etc...)


voir article sur Saurichthys

retour à la faune du rhetien
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 12:09
 

SAURICHTYS sp du Rhetien Lorrain

 

Les Saurichthys sont des poissons prédateurs  actinopterygiens. Ils ont vécus durant le Trias.

 

On rencontre beaucoup d’espèces, mais  surtout des dents isolées. Le plus grand problème consiste  à pouvoir identifier ces dents. Malheureusement l’anatomie dentaire de plusieurs genres est proche et surtout mal connue. (Saurichthys, Birgeria et Gyrolepis). Certaines dents  possèdent, même des caractéristiques de plusieurs  genres à la fois. Faire une description exacte à partir des dents est presque impossible.



 

Cependant d’anciens critères morphotypologiques  peuvent encore être utilisés pour définir des types de dents. On distingue deux parties dans les dents, le fût dentaire et le capuchon d’acrodine.

 

Dents de type Saurichthys  (type 1)


Elles possèdent des plis fortement marqués sur l’émail du fut dentaire, mais pas sur le capuchon qui est totalement lisse et peu élevé.

 

Dent de type Birgeria (type 2)


Les plis fortement marqués recouvrent le fût dentaire et le capuchon. Ce dernier est relativement haut, il représente le ¾ de la dent.



Dent de type Gyrolepis (type 3)



Les dent sont ornées de faibles plis qui n’atteignent jamais le capuchon de petite taille et totalement lisse.


Dents trouvées dans le rhetien Lorrain :


Pour comparer nous pouvons utiliser le ratio CHR : CH/CBL (hauteur /largeur)




La dent est très massive fortement marquée par des plis, le capuchon est bref et lisse

CHR = (0,6/1,4) = 0,4





  La dent est plus fine mais toujours fortement marquée par des plis, le capuchon est bref et lisse

CHR = (0,4/1,1) = 0,4




CHR = (0,4/0,9) = 0,4


CHR = (0,2/0,9) = 0,2


La dent DomSP0024 non photographiée car trop petite, possède un CHR de (0,1/05)=0,2


On constate sur l'ensemble des dents récoltées qu'elles apprtiennent toutes au type 1 c'est à dire Saurichthys.

Cependant il faut noter la différence de CHR 0, 4 pour des dents massives et 0,2 pour des dents très fines.

Cette différence pourrait s'expliquer par la position des dents dans la mâchoire.

En régle général les scientifiques attribuent une taille d'un mètre  maximum pour Saurichthys, je pense qu'avec les dents DomSP0020 et 0021, cette taille doit être augmentée.



 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:41

Bonjour à tous,

voici deux photos de fossiles à identifier...

La premiere je ne sais pas si l'on est en présence d'une dent ou d'un os...



La deuxième :

Une dent d'herbivore peut être Sauropodomorpha

Il semble y avoir beaucoup d'usure sur les cotés de la dent ...peut être dû à une alimentation très rugueuse de plantes...



et la troisième photo, certainement le même animal que la précèdante :



Merci d'avance....

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 02:00

   Les Phytosaures sont des reptiles aquatiques aux museaux allongés et possédant des plaques dermiques sur le dos. La ressemblance avec les crocodiliens est flagrante et ils devaient avoir un comportement assez similaire. La position des narines est cependant différente. Elles sont placées beaucoup plus haut sur le crâne et non en bout de rostre comme les crocodiliens.
On distingue trois types de Phytosaures. :


Les Dolichorostrales
Ils avaient un crâne et un rostre fin et allongé.
(comme le gavial  actuellement). De régime piscivore,  ils possédaient une dentition homodonte (un seul type de dent). Elles étaient coniques et spécialisées dans la capture des poissons. Par exemple les genres Rutiodon et Paleorhinus.

Les Altirostrales
Ils étaient dotés d'une dentition hétérodonte et avaient un régime beaucoup plus diversifié. Ils devaient être de redoutables prédateurs. Par exemple Pseudopalatus, Angistorhinus et notre Angistorhinopsis.

Les Brachyrostrales
Les formes les plus massives de Phytosaures, aux museaux larges, aux mâchoires fortement musclées, ils pouvaient s'attaquer à de très gros animaux et étaient des prédateurs par excellence. Ils avaient eux aussi une dentition hétérodonte. (Nicrosaurus, Smilosuchus)


    Dans le rhetien Lorrain nous trouvons un de ces prédateurs, le phytosaure Angistorhinopsis ruetimeyeri. Sa morphologie reste mystérieuse car les restes sont très fragmentaires. Une chose est certaine, sa dentition était de type hétérodonte. (plusieurs types de dents). Il devait donc avoir un régime très varié et devaient se retrouver en bout de chaîne alimentaire dans son milieu. (voir schéma : Chaîne alimentaire au Rhetien ).

    Autrefois appelés Rutiodon ruetimeyeri (Buffetaut et Wouters 1986, Cuny et Ramboer 1991) cette appellation est visiblement incorrecte et c'est l'ancien nom qui est maintenant retenu (Angistorhinopsis).

    Les scientifiques reconnaissent trois types de dents, morphologiquement différentes en fonction de la position dans la mâchoire.


ANALYSE DES DENTS :

Les dents antérieures (type 1) :
 
   Elles sont longues et massives souvent  incurvées labiolingualement, elles ne sont pas striées sur leur surface mais possèdent de chaque coté une carène crénelée.

La dent DomSP0015 est une dent typiquement antérieure, même si les crénelures ne sont presque plus visibles. C'est la plus grande de ma collection. (elle à été trouvée par mon fils Fabien 6 ans).


Les dents DomSP010 et 014 correspondent au type 1  . Mais elles possèdent aussi  à la base de la couronne de légers plis sur l'émail.   Cette caractéristique doit être  une transition vers les dents intermédiaires  (type 2) :

La dent DomSP012 correspond au type 1 . Mais elle possède aussi  sur toute sa surface (hormis l'apex) des plis assez marqués sur l'émail.    Cette caractéristique et une transition vers les dents intermédiaires  (type 2). La forme de la racine est assez arrondie. Contrairement à la dent précédente, la dent DomSP012 devait être plus proche des dents intermédiaires que la DomSP010 ou DomSP014. (beaucoup plus de plis sur l'émail)

Les dents intermédiaires (type 2) :



   Elles sont en règle général petites, fines et incurvées labiolingualement. L'émail est plissé fortement sur la surface de la dent, mais on distingue une carène plus m

  arquée et non crénelée de chaque coté. La section est plus ou moins arrondie. (DomSP0011 et DomSP0013)


La dent DomSP009 est visiblement de type 2, il faut toutefois noter la présence de crénelures à  l'apex de la dent. Cette caractéristiques peut signifier une dent de transition entre type 1 et type 2.

Les dents postérieures (type 3) :

   Elles sont de formes convexes et compressées latéralement. (forme en D caractéristique). La dent porte sur chaque coté une carène crénelée.





Les dents
de transition entre intermédiaires et postérieures sont striées à la base de la couronne, mais possédent sensiblement la même forme.



Il n'est pas facile de distinguer les quelques plis surl'émail de la dent DomSP0016, mais elle en a quatre ou cinq plus ou moins grands
. C'est incontestablement une dent de transition très proche des dents postérieures (type 3).


  



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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 12:30

Les dents isolées d’archosaures sont très courantes durant tout le  Mézozoïque. Il est malheureusement très difficile d’identifier précisément un genre et encore moins une espèce.  Un travail sur les dents de Théropodes : « Dental Morphology and variation in Theropod Dinosaurs : Implications for the  taxonomic identification of isolated teeh » de Joshua B. SMITH, David R. VANN et Peter DODSON tente de résoudre  ce problème au niveau des Théropodes.

 

                Appliquer ce travail , au rhetien et à ses dents d’Archosaures très abondantes, pourrait permettre d’établir une grille précise d’identification en essayant de répondre si oui ou non il y a du Dinosaure Théropodes dans nos gisements de Lorraine.

 

INTRODUCTION

 

Image5.jpgLa Grande Lorraine (Est de la France, Luxembourg et Sud de la Belgique…) possède un grand nombre d’affleurements rhétien. Les faunes de vertébrés qui s’y rencontrent sont assez proches, même si certains gisements sont beaucoup plus diversifiés que d’autres.  Malheureusement de nombreux fossiles restent en suspend quant à leur identification. La complexité s’accentue avec des animaux à dentition hétérodontes tel les Phytosauriens ou lorsque plusieurs groupes ont une morphologie dentaire très proche (Théropodes, Eurparkeridés, Proterosuchidés, Erytrosuchidés, etc…). Le travail suivant  consiste à analyser les dents crénelées trouvées en abondance et trop facilement attribuées au Phytosaure Angistorhinopsis ruetimeyeri  ou à un Théropodes non déterminé.

 

Cette complexité peut être illustrée par l’exemple de Revultosaurus callenderi. Cet animal était présenté  comme l’un des premiers dinosaures Ornithischiens et avait été décrit entre autre, sur la base d’éléments crâniens dont un dentaire.  Mais, des fouilles en juin 2004 à Petrified Forest (USA) mettent à jour un animal, au squelette presque complet. Cet animal possède les fameuses dents de Revueltosaurus callenderi, mais n’a rien à voir avec un Ornithischiens. L’animal est un proche ancêtre des  crocodiliens mais de régime omnivore.  La ressemblance entre les dents d’Ornithischiens et celles de ce « crocodilien » est simplement une convergence de l’évolution. Moralité, toutes les dents crénelées ne sont pas des dents de Dinosaures, même si elles peuvent y ressembler  fortement.

 



METHODES DE MESURES

MESURE DE LA COURONNE                                                                                              
                                                                                        (figure1)
  I1.jpg

Il faut placer la base de la couronne dentaire dans un repère cartésien, si cette forme est ovale, le point A sera l’origine du repère. (figure 1)


Définir ensuite le point B, il correspond souvent au point le plus distal à l’opposé de A. Le segment AB sera la plus grande  longueur de la couronne. Crown Base Length (CBL) sera donc défini par AB.

 

Les points C (face lingual) et D (face labial) seront définis orthogonalement à AB . Crown Base Width (CBW)  sera l’équivalent de CD  et représente la plus grande largeur à la base de la dent.

 


HAUTEUR et COURBURE

Le plan ABCD définissant la forme de la dent à la base de la couronne, il faut maintenant mesurer la hauteur. 

(voir figure 2) Il existe un point E situé à la plus grande distance du plan ABCD. A partir de AB tracer une droite perpendiculaire qui rejoint le point  E. Le point d’intersection avec AB se nommera F.


  a.jpg
Le segment EF repésentera la hauteur de la dent.
GB définira The crown Heigt (CH) avec  G et B étant les points les plus éloignés de A. Le segment AG sera The apical length (AL).  A partir de ces mesures, il est possible de calculer l'angle GAB qui répresentera The crown angle (CA). Utiliser la formule suivante :                    form.jpg






  remplacer a par CBL ; b par AL ; et c par CH.

Pour mesurer  la compression latérale (forme eliptique ou circulaire de la  dent) on utilise le ratio CBR (crown base ratio). Il est calculé en divisant CBW par CBL  avec une valeur comprise entre 0 et 1. Plus la couronne sera de forme circulaire plus sa valeur sera proche de 1.

Enfin on peut mesurer l'allongement de la couronne en utilisant le ratio CHR (crown height ratio). Pour le calculer, il faut  diviser CH par CBL.

ANALYSE DES CRENELURES 

 

La densité des crénelures peut être comptabilisée, car elle varie en fonction des genres.

Il faut comptabiliser le nombre de crénelures à la base de la couronne. Le nombre obtenu en mesial sera MB et en distal DB.  Puis comptabiliser les crénelures au milieu de la couronne : MC (mesial) et DC (distal) et enfin à l’apex MA et DA. (voir figure 3)

En général les mesures s’effectuent sur 5 mm, mais pour les très petites dents c’est totalement impossible. Il faut prendre 2 mm et ajuster ensuite le résultat obtenu à 5 mm.


forme des crénelures

Voici deux types de crénelures connues au Trias. Il en existe certainement d'autres .

1-copie-1.jpg

                                                          type 1  Coelophysis         Type 2 Gojirasaurus

LES SPECIMENS TROUVES

Image1-copie-1.jpg
   DOMSP 001                    DOMSP0002               DOMSP003            DOMSP0004


GRILLE D'IDENTIFICATION DES SPECIMENS


Voici une liste de mesures de dents de Dinosaures à compléter  petit à petit. (En vert, mesures de specimens de musés décrits par des scientifiques, en rose mes specimens et ceux de quelques autres amateurs.)

  Taxon         
Specimen Side Position CBL CBW  CH    
AL CBR CHR CA°        MA            MB    MC DA DC crénelures
  Dilophosaurus UCMP 37303 R mx3 16,33 9,87 24,65 30 0,6 1,51 55,21       ?   ?  
  Dilophosaurus UCMP 37303 L max 16,35 10,2 28 33 0,62 1,71 57,97       ?   ?  
  Dilophosaurus UCMP 37303 L max 19,11  10,4  35,24 47,5 0,54 1,84 40,54       ?   ?  
  Dilophosaurus UCMP 37303 R max 17,33 10,1 25,66 31 0,59 1,48 55,87       ?   ?  
nd TOM01     4 2,1 7,37 10,58 0.525 1.8 47,11            
  Liliensternus MBR 21751.8 L d01 5,09 3,5 8,02 9,21 0,69 1,58 60,33      30   25  
  nd DOMSP004     5,1 2,1 7,7 9,2 0,41 1,51 56,82     ?   30    type2
  Liliensternus MBR 21751.8 L d16 5,85 3 8,84 10,1 0,51 1,51 60,40      30   25  
  Liliensternus MBR 21751.4   max 6,62 2,5 8,83 12,4 0,38 1,33 43,23      35   20  
  Liliensternus MBR 21751.9 R ?d19 6,63 2,5 11,23 12,9 0,38 1,69 60,34      35   30  
  nd DOMSP001     6,9 3,9 11,40 12,95  0,57 1,65 61,47   20   15   0   20   type 2
  Liliensternus MBR 21751.8 L d04 6,97 3,5 10,61 11,8 0,5 1,52 62,64      25   20  
  nd DOMSP003     7,1 3,5 12,4 14,7 0,49 1,75 57,31     ?   22    type2
  nd MANUSP     7,34 3,26 16,5 19 0,44 2,25 59,25     ?   21    type 2
  Liliensternus MBR 21751.3   max 7,44 3 10,26 12,5 0,4 1,38 55,01     30   25  
  nd DOMSP002     8,1 3,5 13,8 15,8 0,43 1,70 60,82     ?   20    type 2
Liliensternus MBR 21751.8 L d15 8,34 3,5 10,53 12,6 0,42 1,26 55,93     25   20  
 Gojirasaurus       12,2 7,8 19,3 21,4 0,42 1,58 63,34       20 30    type 2

L'ensemble des dents trouvées dans le rhetien Lorrain semblent correspondre aux mesures de dents de Liliensternus, un Dinosaure Théropodes découvert dans le Trias en Allemagne. Liliensternus est un Ceratosaure Coelophysoidea. Cependant il est possible que ce soit un genre très proche, ce qui expliquerai la similitude des données.


 suivre........................
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 09:02

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  • : Fossilia vosgiensis est le site d'un passionné de paléontologie habitant les Vosges. C'est aussi un site présentant en photos le massif Vosgien (de la Moselle à Belfort) et de ses environs.
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